POURQUOI, JONATHAN ?

Publié le par Mirélie

Voici une nouvelle du genre épistolaire démarrée lors de l'atelier d'écriture de ma ville. La consigne était d'imaginer un personnage qui irait revendiquer auprès de son créateur des qualités dont il n'aurait pas été pourvu et également, comme dans toute nouvelle de créer une chute pour le moins inattendue.

 

 

Cher Jonathan,

Petit. Très petit. Trop petit. Modèle réduit de l’humanité. Minuscule. Nain.

Décidément, définitivement, incontestablement, je suis TROP PETIT.

Je suis court sur patte. Mes pieds ne touchent plus terre quand j’essaie de me hisser pour saisir un objet sur une étagère ou atteindre un bouquin dans la librairie du quartier. J’adore la lecture, activité rare que ma taille réduite m’autorise sans trop de difficulté.

 Au moment des repas, mes yeux naviguent au raz de la table. Ils découvrent l’envers des assiettes et des couverts, se retrouvant exactement en face du profil de la serviette. A mon avis, je dois être  le seul à remarquer qu’une serviette pliée n’est jamais tout à fait plane mais légèrement gondolée. Indubitablement, pour la majorité, le plateau de la table arrive au niveau du bassin.

Quelle plaie d’être aussi minuscule dans un monde où les générations ne cessent de s’élever pour atteindre des sommets jusque là inaccessibles !

S’il te plait, mon cher Jonathan, fais quelque chose pour moi ! Quelque chose de spécial et d’extraordinaire ! Je te serais éternellement reconnaissant de te pencher sur mon humble cause, moi, petit homme anonyme.

Merci d’avance de me répondre.

Lilip

 

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Bonjour Jonathan,

Je ne sais si tu y es pour quelque chose mais ma situation s’est quelque peu améliorée depuis la première lettre que je t’ai adressée.

Ma taille n’a pas évoluée d’un pouce et pourtant je me sens mieux. La cause indéniable de cette amélioration est que désormais je fais partie des personnes actives.

Et oui ! Depuis quinze jours, en fait, depuis le début du mois de Septembre, j’ai été embauché par les Services Municipaux pour effectuer les taches de nettoyage des rues et des allées de ma ville. Oh ! Il ne s’agit pas là d’un travail devant me conduire à l’euphorie ! Mais, comparée à ma précédente situation, c’est largement mieux.

Par contre, la tâche se révèle particulièrement ardue et interminable. Elle fait suite à une grève des éboueurs ayant dépassé trois mois. Je ne sais, si, d’où tu es, tu peux contempler l’étendue des dégâts, qui, je te le dis, sont réellement impressionnants. Imagines, des tonnes de détritus en tout genre accumulés sur les trottoirs, puis, finalement montant si haut, qu’ils ont dégringolés sur les rues, bloquant parfois la circulation, dégageant une puanteur immonde et attirant simultanément chiens, chats, rats et oiseaux. Bientôt, une nappe nauséabonde et stagnante a tout enveloppé. Les gens, disposant pourtant d’un masque, n’osaient presque plus sortir de chez eux, hormis cas d’absolue nécessité.

Lorsque les éboueurs ont décidé de reprendre leur travail, il a fallu les équiper de matériel adéquat, masque, gants, combinaison étanche et imperméable, casque, etc… Leur intervention a été complétée par d’autres services comme le mien, un service créé de toute pièce dans l’urgence. Je ne sais si je dois me réjouir ou non de cette situation assez dramatique, car sans elle, sans doute, serais-je encore sans emploi ?

Voilà, donc, une excellente nouvelle que je souhaitais partager avec toi. Je voulais aussi te montrer que tu n’as pas affaire à un insatisfait congénital ou un ingrat irrécupérable. Comme tu le vois, je parviens à me contenter d’une légère amélioration de ma situation. Je te remercie, si par hasard, tu es pour quelque chose dans cette petite lumière étincelant au firmament de mon long tunnel. Nettoyer les rues épouvantablement sales ou ôter des immondices pourrissant est encore mieux que ne rien faire du tout. Au moins, je me sens utile.

Salut à toi, Jonathan, et à bientôt

Lilip

 

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Bonjour Jonathan,

Désolé, mais aujourd’hui, le ton de ma lettre ne peut être identique à celui de la précédente.

Cela fait, maintenant un mois que je t’ai adressé ma requête.

Cher Jonathan, je me demande vraiment si tu l’as reçue, ou même, si tu as, si peu que ce soit, entendu parler de moi.

En effet, après avoir cru que tu t’étais penché sur mon cas, et que grâce à toi, j’avais obtenu un nouveau travail, je suis à nouveau excessivement découragé, voire désespéré.

Pratiquement immédiatement après le début de mes fonctions en tant qu’Agent Technique de Surfaces Urbaines (un nom qui sonne bien mieux que ramasseur de crottes de clébard ou de chiures de pigeons, de papiers gras et d’autres déchets en tout genre), les choses ont recommencé à s’aggraver.

Je précise mes dires.

Cette semaine, outre les aléas et les inconvénients afférant à ma petite taille, j’ai commencé à faire l’objet des railleries et moqueries incessantes des enfants et des jeunes du quartier. Les adultes se retiennent un petit peu, mais, alors les jeunes, je te jure qu’ils s’en donnent à cœur joie !

Tout d’abord, j’ai été ravi que l’on me confie ce travail et cette légère responsabilité, mais, cela se passait  bien avant que les sarcasmes commencent.

Que veux-tu ? Parfois, j’essaie de me mettre à leur place et j’arrive même à les comprendre. Quand ils me voient traîner derrière moi un balai faisant le double de ma taille, tirer une poubelle deux ou trois fois plus lourde que moi ou encore manipuler une pelle que je parviens tout juste à soulever, les gosses du quartier se pissent de rire et moi je me sens encore plus nain que le dernier des nains.

La seule petite lueur dans ce ciel bien sombre est l’amabilité et la courtoisie de mon collègue de galères, mon ami Gulli, un vrai pote, celui-là ! Toujours prêt à m’aider, à porter mes outils lors de nos déplacements ou à tirer mon énorme poubelle. Le problème est que je fais rarement équipe avec lui et que les autres sont beaucoup moins courtois, je dirais même franchement odieux avec moi !

Pourquoi m’as-tu fait ainsi, Jonathan ? Ce n’est pas de leur faute, à eux, tout ça. C’est la tienne. Je t’en prie, Jonathan, fais quelque chose pour moi. Je t’en supplie. Sinon, je sens que je vais en arriver à de terribles extrémités. Je ne sais pas encore lesquelles, mais, fais moi confiance, je trouverai !

Bon, Jonathan, c’est sérieux. Cette fois, je compte sur toi !

A très bientôt,

Lilip.

 

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AU SECOURS ! A l’aide. Sauve-moi, je t’en prie, Jonathan ! Help ! Save our soul ! S.O.S. Je suis en danger de mort imminente, Jonathan !

Si tu ne fais rien, bientôt, je vais disparaître sous le camion de livraison de boisson du café du coin, sous le camion poubelle ou sous celui des pompiers !

Plus personne ne prête attention à moi. En fait, je crois que l’on ne me voit plus. J’ai l’impression que tu as mal compris ou interprété mon message, Jonathan, car je suis en train de rapetisser de jour en jour. C’est indiscutable, inéluctable et terrifiant. Je me sens disparaître peu à peu.

Il est bien évident que j’ai été contraint d’interrompre mes fonctions pour raison de non accès au matériel fourni. Je ne pouvais absolument plus soulever la pelle, atteindre le balai ou pousser les détritus.

D’ailleurs, je me demande si je ne vais pas devenir détritus, moi-même, compte tenu de la rapidité avec laquelle ma taille diminue.

Une dernière fois, Jonathan, fais quelque chose pour moi avant que je ne me retrouve dans l’incapacité de tenir un stylo ou un crayon.

Salut à toi, Jonathan.

Ton tout petit Lilip

 

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JONATHAN !

 

Encore une fois : AU SECOURS ! C’est la dernière fois que je t’écris et pour cause !

Me voici réduit à utiliser un autre mode de communication. Mes appels n’ont été ni lus ni entendus. Je ne suis parvenu à rien et je suis tout à fait désespéré.

Pour tenter de te joindre une ultime fois, me voici réduit à squatter l’ordinateur de mon voisin de palier.

Très facile de me faufiler chez lui à son insu. Il ne risquait pas de m’apercevoir lorsque je me suis glissé entre les pattes de son chien pour pénétrer dans son appartement.

Je suis si petit que j’ai dû en perdre mes odeurs ! Tu te rends, compte, Jonathan, un chien ne me renifle même pas ! Ca veut bien dire que je n’en ai plus pour longtemps ici bas. Bientôt invisible si tu ne réagis pas !

Je dois mesurer, au moins…allez, disons le franchement, une bonne dizaine de centimètres, chaussures, cheveux et bonnet compris !

Heureusement que j’ai de l’humour, parfois, ça aide !

Ca a été une autre affaire pour me hisser jusque sur la table de son ordinateur et pour monter sur le clavier et réussir à atteindre les touches.

En ce moment, je suis en train de sauter successivement sur le A, le E, le R ou le S, pour te transmettre un ultime message. Je n’avais jamais remarqué qu’il puisse être aussi épuisant d’écrire ! Tu imagines combien de fois j’ai dû sauter pour formuler  l’ensemble de ce mail ? Trois  heures que je m’agite ainsi ! Je meurs de soif et de faim. Heureusement, une seule goutte d’eau et de menus restes me suffisent amplement à chaque fois. Jack a oublié son verre à côté du clavier ainsi que quelques miettes de son sandwich : distraction qui va me permettre de venir à bout de ce mail.

Tu dois à tout prix saisir l’urgence de ma situation, Jonathan, et intervenir le plus rapidement possible, ASAP !

Ceci sera mon tout dernier message, tu t’en doutes bien, car, plus tard, je n’aurai plus la force ni les capacités.

Réagis, Jonathan, je t’en prie !

Ton cher Lilip, qui ne cesse de croire en toi.

 

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Journal Télévisé de 20 heures

 

La situation dans notre pays devient plus « respirable ».

Les gens ont pu recommencer à sortir de chez eux sans devoir obligatoirement porter un masque. Les services d’admission d’urgence sont moins débordés. Les maladies ont commencé à régresser et les consultations médicales également. Enfin, pouvons-nous envisager d’entrevoir le dénouement d’une situation sanitaire gravissime.

Pour l’instant, nous dénombrons au bas mot, un millier de morts, par pollution, intoxication ou contamination diverses.

Les services de nettoyage actuellement en activité ont du être renforcés par d’autres services annexes, car ils n’ont pas été épargnés par le fléau et de nombreux agents techniques ont également été touchés par les infections.

Les décennies écoulées n’ont jamais connu de grève aussi longue et ayant provoqué autant de dégâts.

Le Président de la République n’a pas cédé d’un iota devant les revendications syndicales et les grévistes ont tenu à aller jusqu’au bout.

La situation actuelle, bien qu’encore dramatique, montre de sensibles signes d’amélioration. Cependant, des mois vont être nécessaires pour que nos villes retrouvent un aspect tout à fait normal.

Maintenant, je suis contraint de changer de sujet d’actualité pour parler d’un fait unique en son genre, qui va nous occuper jusqu’à la fin de notre journal de ce soir.

En direct de notre envoyé spécial à M…, Pierre Berrigian.

A l’épicentre de cette quasi fin de cataclysme, un fait tout à fait exceptionnel et extraordinaire.

Dans le 1er arrondissement de la ville de M…, la population s’est soudainement heurtée à une sorte de géant, paraissant surgir de nulle part. Une créature, sans doute du genre hominidé, et mesurant une bonne vingtaine de mètres, avançait en bousculant, renversant et écrasant tout sur son passage. De nombreuses personnes ont déjà péri sous ses pas, écrasées comme des fourmis sous les pieds d’un marcheur.

Quelques passants, heureusement rescapés de ce raz de marée, ont eu la présence d’esprit de le photographier. Nous vous montrons ici les clichés. Le phénomène dispose de pieds dépassant les quatre mètres, d’une tête plus grosse qu’une voiture, et de mains tout aussi gigantesques. Au bout de ses immenses doigts, la créature semble tenir une cigarette. En fait, les observateurs plus attentifs ont pu déceler et reconnaître un balai et une pelle d’une taille tout à fait ridicule dans ses mains. Dans son autre main, il paraît transporter une toute petite boîte verte, en fait une poubelle comme l’on en trouve le long de nos rues.

D’où provient une telle créature ? Est-ce un nouvel E.T. atterri en plein cœur de la ville de M… ? S’agit-il d’un dérèglement induit par les tonnes de déchets ayant séjourné et stagné dans nos rues depuis des mois ? Avons-nous affaire à une vengeance quelconque d’un pays asservi ? Est-il le fruit de l’imagination fertile d’un scientifique farfelu et démiurge ? S’agit-il d’une mauvaise expérience de clonage qui aurait raté ? Est-ce le résultat d’un attentat terroriste ? Toutes les hypothèses sont permises.

Le géant hominidé semble possédé d’une extrême violence et disposé à tout détruire sur son passage : humains, animaux, voitures, cars, vélos, et même certains bâtiments qui cèdent sous ses puissants pieds.

Il est bien évident que tous les moyens nécessaires ont déjà été mis en œuvre pour l’empêcher de nuire davantage, comme l’intervention immédiate de tous les services de police, gendarmerie, et CRS, et même de l’armée de terre. L’intervention de l’armée de l’air est également prévue si les forces précédemment citées venaient à se révéler inopérantes.

Nous demandons à l’ensemble de la population de la ville de M…de ne pas céder à la panique, de demeurer chez elle et de ne sortir qu’en cas d’extrême urgence dans l’attente de l’évacuation de la ville qui ne saurait tarder.

 

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Jonathan !

Que m’as-tu fait ? Pourquoi m’as-tu rendu aussi gigantesque ?

Il est vrai, qu’à plusieurs reprises, je  t’ai demandé de me donner une taille plus raisonnable et donc plus élevée, mais de la à faire de moi un géant, il y avait une marge !

Croyais-tu que je serai ravi de me retrouver tout à coup transformé en géant et que cela m’amuserait de me déplacer en écrasant tout sur mon passage ?

Mais, tu as tout faux, Jonathan ! Cela ne me réjouit absolument pas.

Je souffre de me déplacer en écrasant des centaines de mes contemporains. Quand je pense que, jusqu’à présent,  je ne faisais nulle attention à l’endroit où je posais mes pieds, et que si j’écrasais des fourmis, des cafards, des vers de terre ou autre mille pattes, je n’en avais aucun souci ! Mais, c’est particulièrement terrible de marcher en écrabouillant sous ses chaussures des êtres humains ! C’est une horreur, un pur cauchemar !

Tu as du t’imaginer que cela me ferait plaisir et que j’allais saisir là une occasion de me venger. Mais tu t’es complètement trompé, Jonathan ! Je ne voulais pas me venger de mes semblables, je voulais juste leur ressembler et être bien avec eux.

Maintenant, ils me haïssent tous ! Ils me regardent passer avec des yeux effarés, lèvent la tête vers moi, comme si j’étais le diable en personne, et sont en train de tout mettre en œuvre pour lutter contre moi et sans doute me faire disparaître.

J’ai déjà la police, les gendarmes, l’armée et les CRS à mes trousses. Oh ! Je sais qu’à la vitesse avec laquelle je me déplace, ils ne sont pas prêts de me rattraper. Tout de même, s’ils se mettent à faire intervenir l’aviation, les chasseurs, les obus, ou les missiles,  ils peuvent me faire éclater et exploser comme une vulgaire baudruche. 

Bon ! D’accord ! Après, ils en auront pour des mois à ramasser les morceaux et à venir à bout de mon immense personne éparpillée au sein de leur ville ! Mais, je ne crois pas que cela les empêche de tenter de me supprimer.

Bon sang, Jonathan, pourquoi as-tu fait de moi un géant ?

 

Michèle Durand

24 Octobre 2010

 

 

Publié dans nouvelles

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C
<br /> <br /> Je ne connais pas le conte. Je ne l'ai pas lu.. Je n'avais donc pas compris.<br /> <br /> <br /> bonne soirée<br /> <br /> <br /> clem<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Il a de sacrés pouvoir sl'ami de Jonathan. Jonathan, à mon avis, ne sera jamais heureux.<br /> <br /> <br /> bonne continuation.<br /> <br /> <br /> bonne soirée<br /> <br /> <br /> clem<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je ne sais pas si tu as compris, Clémentine, parce que Jonathan, c'est Jonathan Swift l'auteur des Voyages de Gulliver. Donc, Lilip. s'adresse à lui, puisqu'il s'agit de son créateur. C'est une<br /> sorte de parodie de ces contes à ma sauce et pour rentrer dans les consignes<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> Je croyais qu'il allait retrouver sa taille initiale et s'en contenter ayant découvert qu'il y aurait pu être plus petit.<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Tu sais Enriqueta, il y a tout un tas de solutions ou de fins possibles, ici, et mon imagination m'a conduit là. La tienne t'aurait sans doute conduit ailleurs. C'est tout l'intérêt d'écrire.<br /> <br /> <br /> Je travaille sur un nouveau texte fantastique en ce moment et je commence à peine<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> Bonsoir Mirélie. C'est une très belle nouvelle ! Bonne nuit et bisous<br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Merci Brigitte et bisous<br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> <br /> Bonjour Mirelie, je dirais comme Sandra Gulliver revisité par ta plume.  Je crois que la bonne taille comme disait Coluche c'est quand les pieds touchent le sol !!!  On ne choisi pas sa<br /> naissance petite ou grande à tous points de vue... faut faire avec !!!  Bises à toi de Jill bravo tu y as mis tout ton coeur à l'ouvrage.  <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Bonsoir Jill Bill, tout à fait d'accord avec toi en ce qui concerne Coluche.... C'est pour cela qu'à un moment, mon personnage dit que "ses pieds ne touchent plus terre....."<br /> <br /> <br /> Métaphore, satire sociale, conte revisité, on peut voir plein de choses là dedans. Quant à la grève des éboueurs sur la ville de M. elle est tout à fait d'actualités, pas à ce point là, mais "ça<br /> sniffe pas mal déjà"<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />