LA RESERVE DE CAP ROUSSET - 2
La rédaction de mon livre devant s’étaler sur plusieurs mois, sans doute, j’ai décidé de temps en temps de vous faire un petit coucou, d’écrire un texte pour vous, afin de vous faire partager un peu de ma vie et de mon ressenti sur un sujet particulier.
LA RESERVE DE CAP ROUSSET
Crénilabre
Girelle
Girelle Paon
Pour nous, quand nous sommes rentrés de nos vacances à la montagne, nos vacances ne se sont pas terminées pour autant.
Nous avons la chance d’habiter une région où il fait bon vivre et où l’on se sent en vacances de début Juin à fin Octobre.
La réserve de Cap Rousset fait partie de nos lieux de prédilection pour nos activités aquatiques : pour le snorkeling ou balade aquatique.
Quand les plages deviennent inaccessibles par l’affluence estivale, nous avons notre coin à nous, entre rochers ocres et rochers gris, sous un ciel absolument bleu azur, et dans une eau transparente à souhait.
Nous nous évadons parfois juste pour une journée, en milieu de semaine. Une bouffée d’oxygène pour mon mari, autrement très occupé, une respiration d’effluves marines, un bain bénéfique dans une eau vivifiante.
Entre bancs de saupes, de castagnoles ou de dorades, nous nageons au gré de nos palmes, nous ondulons sous l’eau avec nos amis les poissons.
Nous nous amusons à les poursuivre, à contourner leurs bancs, à les regarder par en dessous, par les côtés, en contre-plongée, l’idéal étant souvent de les admirer à contre jour, vision féerique pendant quelques instants.
Dans la réserve, ils ne sont pas craintifs, ils ne fuient même pas. Ils ressemblent aux chamois du Mercantour que l’on peut approcher à quelques mètres seulement.
Parfois, une énorme dorade nous surprend. Parfois, c’est une rascasse bien collée au fond. Mais elle, la rascasse, impossible de la voir d’en haut, il faut plonger en apnée, tant sa forme et sa couleur se confondent avec les rochers.
J’adore la girelle aux longues lignes colorées et surtout la girelle paon.
Je ne crains pas le poulpe lorsqu’il nous fait l’honneur de déployer, pour nous, semble-t-il, ses tentacules et de nous dévoiler ses teintes orangées, normalement dissimulées lorsqu’il a peur et qu’il se blottit au cœur des rochers.
J’adore les bébés castagnoles aux bleu violet presque fluo et criard.
Apercevoir un labre vert est un vrai régal pour les yeux et le suivre entre les algues où il disparaît, une pur moment de bonheur !
Chaque année, je me dis : « Cette fois, allons nous rencontrer à nouveau une murène ? » Et, à chaque plongée, je cherche ce prédateur souvent enfoui au sein des rochers. J’aimerais tant revoir ce poisson serpent dont la couleur du corps oscille entre le gris foncé et le violet, et est aussi parsemé de taches jaune vif.
Je me souviendrai toujours de ma première rencontre avec une murène. Je me suis immobilisée au dessus d’elle, je ne voulais surtout pas la quitter des yeux. J’ai crié à mon mari de venir voir : « Jean-Paul, une murène ! » comme si je venais de me trouver face à un extra-terrestre ! Jean-Paul croyait que j’avais peur ! Mais, non ! Sinon, j’aurais fui : c’est si facile avec des palmes ! Non, j’attendais, qu’à son tour, il vienne voir ce si beau prédateur.
Une autre fois, c’est un congre que nous avons vu ! Encore plus gros et impressionnant !
Bon, je vous quitte maintenant, pour y retourner, pour voir si au détour d’un rocher une murène ne m’attend pas !........................................................................................................
Finalement, ce n’est pas une murène qui m’a surpris, mais un très gros loup solitaire, que j’ai suivi un moment, et, un peu plus tard, la merveille des merveilles, une girelle paon, qui dévoilait ses dessins et ses teintes vertes, jaunes, violettes, orangées, sous mes yeux ébahis !
murène
Toutes les photos illustrant cet article proviennent du net
Jeudi 13 Août 2009
Michèle Durand