SUITE DES AVENTURES DE BRIGITTE, JEAN LUC AND CO.
Et bien, en fait, il ne sera que le début de mon livre en cours dont je vous montre
un peu la suite aujourd'hui.
Ces extraits ne sont pas définitifs et peuvent faire l'objet de corrections, mais je vous les montre pour vous donner une idée du ton du livre
DES VACANCES DANS LE SUD DE LA FRANCE
Sept heures du matin, Jean-Luc, sursaute dans son lit. « Mais, qu’est-ce qu’elle a Virginie, tous les matins, à se lever pour aller pisser,toujours à la même heure, réglée comme une horloge, alors que hier soir, je devrais plutôt dire cette nuit, on n’arrivait pas à dormir avec le boucan de tous nos voisins !!! »
Brigitte : « Calmes-toi, Jean-Luc, ça sert à rien de gueuler comme ça : la petite, elle a toujours eu envie de faire pipi à cette heure. Ah ! Et puis, merde, voilà que maintenant tu as réveillé Corinne. Tout le monde debout à sept heure du mat. Ca, au moins, c’est des vacances »
« Que je me calme ? Mais, qui c’est qui a eu l’idée de ces vacances ? On n’est même pas au bord de la mer. On devait aller à la montagne, au frais, comme toutes les années. Là, au moins, on se repose. Dans la journée, y a les petites balades ou la piscine ou le plan d’eau, ou, je sais moi ?….. Et le soir, c’est royal, on se boit l’apéro au calme, au frais, avec les pôtes qu’on s’est fait au camping, on mange tranquilou, et surtout LA NUIT JE DORS….. Pas de bruit, pas de chaleur torride, le paradis quoi, pour recommencer une année de boulôt, ça me paraissait vraiment génial.
Seulement voilà, Corinne a eu 12 ans, Virginie 11, toi tu es devenue pire qu’une mère poule avec elles, toujours à leur dire « Oui, mes petites chéries » « Mais oui, vous aurez des vacances au bord de mer dans le Sud de la France, si vous travaillez bien à l’école »
« Alors, déjà qu’elles n’avaient pas trop d’effort à faire pour être parmi les premières, tu penses, si elles en ont donné un coup pour leurs bulletins : résultat : Virginie : 2ème avec encouragements, et Corinne : 1ère avec 17 de moyenne générale !!!! Alors, là les vacances dans le Sud de la France, dans la canicule, on a été sur d’y avoir droit !!
Et, nous voilà donc, à 50 bornes de la mer, même pas au bord de la méditerranée, non, car y avait plus de place, et puis de toute façon, ça aurait été trop cher pour nous »
« Enfin, Jean-Luc, il fallait bien trouver un camping correct avec les gamines, et puis, celui-ci au moins, il est dans la campagne, il est très propre et il a une super piscine. »
« Ne me parles pas de campagne, s’il te plait, car on est à des kilomètres de quoi que ce soit, et même pour acheter à manger, il faut aller au diable. Ah, c’est sur que celui là de camping, il est pas trop cher, mais qu’est-ce qu’on s’emmerde. Quant à la piscine, excuses moi, mais ça va juste pour des mômes, tu as vu la taille et la profondeur, et puis le monde ? Pas moyen de faire trois longueurs d’affilée, à moins d’y être à 8 heures du mat. !!!! »
« T’exagères quand même, parce que l’intérêt ici, c’est pas la piscine, c’est la mer. »
« La mer, ah, parlons en de la mer : faut se lever drôlement tôt pour y aller à la mer.
Quoique finalement ce matin, avec la môme qui nous a réveillé à 7 heures, ça devrait le faire !! Parce que sinon, on roule dans des bouchons le matin, on paye des parkings pas possibles, on se trouve une petite place au milieu d’un million de serviettes, et on patauge dans une eau où là aussi y a eu des millions de personnes, de pipis, de je sais pas quoi, que moi, j’ai même plus envie de me baigner. Si au moins, je pouvais de temps en temps, aller nager au large comme j’aime, mais non, impossible, parce que tu veux que nous surveillions tout le temps et ensemble les gamines. Je sais pas, moi, des fois, qu’on essaierait de nous les enlever ou de nous les kidnapper !!! Je sais pas si j’ai des filles surdouées, mais leur mère, alors, j’en peux plus !!!! »
« Mais, qu’est ce que t’as Jean-Luc, ce matin, jusqu’à hier, ça avait l’air de bien aller, et tout d’un coup, tu as l’air enragé ? »
« Il y a que je meurs de chaud, ici : je suis pas habitué, moi, je viens du Nord. Alors la chaleur le matin, le jour, le midi à la plage que des fois j’en ai des nausées et des vertiges, plus l’envie de manger, t’as qu’à voir comme je maigris, et en plus, pour couronner le tout, la grosse cerise sur le gâteau : LA NUIT. La nuit, c’est pire que tout, à quatre dans une caravane, même avec toutes les fenêtres ouvertes, y a pas un brin d’air, pas la moindre petite brise, et cette chaleur étouffante qui pèse sur nous !!! Je n’en peux plus ! Si au moins, on avait eu l’air du large, la brise marine, (j’en ai discuté à la plage avec ceux qui campent au bord de l’eau), on aurait eu un peu de fraîcheur et on aurait pu un peu dormir. Mais, là en plus de la nouba de tous les voisins le soir, la canicule la nuit, non, ce n’est plus possible. La canicule, à la télé, ils en parlent comme d’un fléau, et nous, on est venu s’y mettre en plein dedans, faut être maboul, non ? Et en plus nous, on a payé pour y être !!!»
Mardi 4 Août 2009
Michèle Durand
SUITE DES AVENTURES DE BRIGITTE, JEAN LUC AND CO.
Nous retrouvons Brigitte, Jean-Luc and co. Le même soir pendant leur repas. Pendant la journée, Jean Luc a heureusement eu le temps de se calmer, car ils sont tout simplement restés au camping pour se reposer.
Jean luc : « Dites moi, les choupinettes, pour demain j’ai une idée. Ce matin, j’étais vraiment à bout, mais bon, aujourd’hui, j’ai enfin pu faire la sieste, car tous les voisins étaient absents, et ça m’a fait du bien. Alors, on va tout de même essayer de bien finir ces vacances, ici. Puisque, pour aller à la plage, il faut se lever tôt, autant se lever, demain pour faire quelque chose de différent, qui je crois va vous plaire. Je vous propose de prendre le bateau et d’aller passer la journée sur l’île de Porquerolles »
Virginie et Corinne ensemble : Ouah Papa, ça c’est une bonne idée enfin !
« Comment, enfin, comme si j’avais jamais de bonnes idées »
« Ben, disons que, à part la plage, on s’ennuie un peu ici, c’est loin de tout, on sort pas beaucoup, et les copains du camping, ben, y sont pas trop jojos ! Et puis, tu sais bien que nous, si on n’a pas nos activités habituelles, surtout Corinne, on tourne vite en rond. Il faudrait d’abord qu’on s’habitue, tu vois, mais, là, nos habitudes, on les a pas encore prises.»
« Quoi ! Vous vous ennuyez en vacances, alors que nous on s’est privé toute l’année avec votre mère pour vous les payer les vacances, mais je rêve ! Qu’est ce que vous avez, les djeuns d’aujourd’hui à être jamais contents ? »
Corinne : « Papa, s’il te plait, ne recommence pas à t’énerver. C’est pas possible de vivre avec des parents qui crient tout le temps, surtout toi Papa ! On dirait que t’as quinze ans des fois. Et, avec Maman, on dirait parfois que vous nous faites votre crise d’adolescence !
« Quoi ? Notre crise d’adolescence, mais je rêve, là ! Tu exagères vraiment, tu sais, des fois » Et puis, on sent que Jean Luc essaie de se ressaisir, et il ajoute : « Ah ! C’est vrai ! J’avais oublié ce que m’as dit ta psy. : « Une enfant surdouée a besoin de repères très fiables, Corinne s’identifie complètement à vous, Monsieur, en fait plutôt à sa maman, donc il faut que vous soyez des parents modèles. » Voilà ce qu’elle nous a dit la psy. ! Des parents modèles, irréprochables ! Mais comment on peut être ainsi, en rêve peut-être ? Mais dans la réalité ? Impossible ! …………
Bon, ça vaaa, ça vaaa, je me calme ! Je disais donc que demain, réveil à 6 h 30, départ à 7 h 30 pour Hières où on prend le bateau de 9 h, arrivée sur l’île un peu avant 10 h. Comme ça, on a toute la journée pour en profiter. J’ai calculé une petite demi heure de marge au cas où, car faudrait pas qu’on rate le bateau. »
« Génial, papa, nous, on sera prêtes, t’en fais pas. On va enfin pouvoir se servir de nos masques et tubas qu’on n’avait pas encore utilisés jusqu’à maintenant, car là où on va, le sable est tellement mélangé à l’eau de mer qu’on voit rien. Tu crois, hein que sur Porquerolles, on verra quelque chose sous l’eau ? »