LES TOUAREGS - Poème et Pastels
Cavaliers du vent aux montures sauvages.
Cavaliers du grand reg et de l’immense Atlas.
Caravanes du sel traversant le désert
Parcourant les reliefs des montagnes voisines.
Pendant, qu’au loin l’océan se profile
Revêtant la couleur du plus pur indigo.
Noirs semblent leurs yeux
Au si profond regard
A peine dévoilés
Au travers de leur chèche
De tissu indigo.
Noir et argent sont leurs bijoux
Authentiques joyaux
Apparaissant au travers
De leurs très long manteaux
De tissu indigo.
D’or sont leurs montures
Dromadaires élancés
Ou fougueux alezans.
Doré est leur breuvage
Ce thé si savoureux
Que nulle part ailleurs
Il n’a ce goût subtil.
Blanc, l’étalon arabe
Ainsi que l’écume
A la frange de ses naseaux.
Blanc, leur ciel, de plein été
Au Zénith du soleil.
Et du plus bel indigo
La théière posée sur le sol.
D’or les reflets du soleil
Sur le cuir de leur selles.
D’or leurs demeures
Si souvent éternelles.
Blanc l’élégant méhari
Elancé et fier
Entraîné pour la course.
Blancs les bats des dromadaires
Blanc aussi le lait
Des Zébus et chamelles.
Mais l’eau de l’oasis est
D’un pur bleu indigo.
Vert est le palmier
Dès que l’eau apparaît.
Vertes les toutes premières
Repousses printanières
Au pied du grand Atlas.
Verts les pâturages
Bordant le fleuve Niger.
Verts encore, le figuier
L’olivier, l’oranger, le prunier.
Et toujours indigo
Coule le fleuve Niger.
Noires les cornes de l’Addax,
Antilope endémique,
Blanches les lointaines terrasses
De la pittoresque Ghadames
La perle du désert.
Dorés, ces fruits si savoureux
Ces délicieuses dattes confites.
Verts les jardins potagers.
Et blanc, noir, doré
Leur immense cheptel
Source de toute leur vie.
Et toujours bleu indigo
Leur ciel au plein cœur de l’hiver.
21 Avril 2009
