PARTAGE D'EMOTIONS
Je vais essayer, moi aussi, de me lancer
dans les jeux d'écriture
Chez moi, ils se nommeront
PARTAGE D'EMOTIONS
J'y pense depuis quelques jours déjà,
et ce matin, c'est Marc de Metz,
qui en répondant à l'un de mes commentaires
m'a donné l'idée de mon premier sujet.
Je publie quelques uns de mes pastels sur les Touaregs
Marc y ajoute son texte qu'il a écrit
il y a quelques mois,
et moi, j'y ajoute mon texte sur les Touaregs,
déjà publié précédemment
et je lance la proposition
PARTAGE D'EMOTIONS
sur les peuples du Monde
Ecrivez en vers ou en prose, un texte sur un peuple du monde
qui vous intéresse ou vous touche particulièrement.
Publier votre texte sur votre blog en citant Mirelie
comme instigatrice du jeu avec si possible un lien vers ma page
Me prévenir dès que votre article est publié
pour que je l'affiche avec les autres textes.
Bon voyage parmi tous ces peuples variés!
Mes pastels



La proposition de Marc de Metz
Sahel temps bédouin
Dunes de sables en ondulations soyeuses
Ciel haut en traîne de poussières dorées
Désert avide que de la liberté des hommes
Peuple séculiers en instance de modernité
Fragiles palissades délavées par le sable
Tamanrasset léthargique cité ocrée de vie
Redevance en pluie jamais assez acquittée
Destin ralenti par les excès de son désert
Femmes parées de suffisance d’être belles
Enfants teint soleil poussiéreux dans leur jeux
Hommes fiers de leur vie passée hors tentes
Peuples noble séculier en instance d’avenir
Vie trop précieuse eau rare que gouttelettes
Chameaux lourds en caravanes vers ailleurs
Heures étoilées pour unique temps de route
Voyage ralenti par les excès de leur désert
Soirées chantées par les femmes entre-elles
Hommes en proximité traditionnelle à l’écoute
Enfants endormis dans des rêves douceur
Peuple fier otage volontaire de sa tradition
Par Marc de Metz
Voici ma proposition N° 1
LES TOUAREGS
Cavaliers du vent aux montures sauvages.
Cavaliers du grand reg et de l’immense Atlas.
Caravanes du sel traversant le désert
Parcourant les reliefs des montagnes voisines.
Pendant, qu’au loin l’océan se profile
Revêtant la couleur du plus pur indigo.
Noirs semblent leurs yeux
Au si profond regard
A peine dévoilés
Au travers de leur chèche
De tissu indigo.
Noir et argent sont leurs bijoux
Authentiques joyaux
Apparaissant au travers
De leurs très long manteaux
De tissu indigo.
D’or sont leurs montures
Dromadaires élancés
Ou fougueux alezans.
Doré est leur breuvage
Ce thé si savoureux
Que nulle part ailleurs
Il n’a ce goût subtil.
Blanc, l’étalon arabe
Ainsi que l’écume
A la frange de ses naseaux.
Blanc, leur ciel, de plein été
Au Zénith du soleil.
Et du plus bel indigo
La théière posée sur le sol.
D’or les reflets du soleil
Sur le cuir de leur selles.
D’or leurs demeures
Si souvent éternelles.
Blanc l’élégant méhari
Elancé et fier
Entraîné pour la course.
Blancs les bats des dromadaires
Blanc aussi le lait
Des Zébus et chamelles.
Mais l’eau de l’oasis est
D’un pur bleu indigo.
Vert est le palmier
Dès que l’eau apparaît.
Vertes les toutes premières
Repousses printanières
Au pied du grand Atlas.
Verts les pâturages
Bordant le fleuve Niger.
Verts encore, le figuier
L’olivier, l’oranger, le prunier.
Et toujours indigo
Coule le fleuve Niger.
Noires les cornes de l’Addax,
Antilope endémique,
Blanches les lointaines terrasses
De la pittoresque Ghadames
La perle du désert.
Dorés, ces fruits si savoureux
Ces délicieuses dattes confites.
Verts les jardins potagers.
Et blanc, noir, doré
Leur immense cheptel
Source de toute leur vie.
Et toujours bleu indigo
Leur ciel au plein cœur de l’hiver.
21 Avril 2009
Michèle Durand
Voici ma proposition N° 2
QUE SE PASSE-T-IL AU PEROU PARMI LES DERNIERS SURVIVANTS INDIGENES ?
Christophe Colomb et Amerigo Vespucci ont-ils fait erreur
Quand ils ont décidé de partir à la conquête de terres nouvelles
Quand ils ont accosté à la frange du Nouveau Monde ?
Ne sont ils arrivés là que pour faire le malheur
Et causer le déclin des populations autochtones ?
La Couronne d’Espagne tentait par la même
D’étendre son empire au-delà de l’Europe
En colonisant une grande partie de l’Amérique
Elle réalisait, paraît-il, une action philanthropique
La réputation des fiers et cruels Conquistadors,
Serait, semble-t-il exagérée et erronée
On ne leur devrait ni violence, ni mépris, ni torture reprocher
Isabelle la Catholique puis Ferdinand d’Aragon
Auraient de ces peuples indigènes eus le respect
Auraient interdit l’esclavage et les auraient protégés.
Ils auraient mis fin à des sacrifices ignobles
Par ses sauvages tribus longtemps réalisés
Leur auraient apporté paix et sérénité
Au travers de la religion importée.
Le chamanisme aurait cédé la place
A une religion bien plus évoluée.
Il n’était plus besoin de prières
Avant de tuer un animal pour le manger.
Mais comment vérifier tous ses faits si lointains ?
Cela remonte au 16ème siècle et fait partie d’un passé révolu.
Qu’en est-il de nos jours, les indiens sont ils respectés ?
Maintenant que la colonisation est terminée
Et que l’esclavage est aboli et supprimé ?
Pourquoi Achuar, Arabela, Ashaninka, Awajuns et Wampis
Se rejoignent-ils pour manifester ensemble ?
Pourquoi, soudain de si violents conflits ?
On ne parle plus seulement d’Espagnols de nos jours,
Mais de Compagnies Franco-britanniques, canadiennes,
Argentines, espagnoles ou brésiliennes
Compagnies pétrolières qui pour le profit des nantis,
Viennent fouiller le sol de la vaste Amazonie.
Ethnies déplacées, arbres abattus ou brûlés,
Sources de nourriture parallèlement spoliées ou éliminées,
Espèces endémiques disparues à jamais.
Ces peuples abusés, trompés, longtemps délaissés,
Las de tant de servitudes passées,
Ont maintenant décidé ensemble de se rebeller.
Pour l’unique raison de la sauvegarde de leur territoire
Ils ont de violents affrontements finalement déclenchés.
Ces conflits durant depuis des mois,
Quand cesseront-ils ?
Quand l’homme comprendra-t-il
Que dès qu’il devient puissant,
Des peuples minoritaires,
Le principal et premier ennemi il devient ?
15 Juin 2009
Michèle Durand
Voici la proposition de Abeille 50
Quand je t'ai croisée au coeur du Ténéré,
Ta grâce ancestrale m'a transcendé...
Tari et allacho indigo, tu fais merveille,
Bijoux argentés et regard perçant, tu ensorcelles...
Je respecte ton asshak et ton pouvoir suprême,
Sous ta tente, j'espère l'invitation suprême...
Ton premier thé je boirai, il est amer comme la vie,
Le second je savourerai, fort comme l'Amour, oh oui
,Le dernier j'accepterai, doux comme la mort, à l'infini,
Ne voulant t'offenser, je validerai sans contre-partie !
En dot, je t'offrirai boeufs et dromadaires,
K'sa et chèche garniront mon vestiaire,
Aujourd'hui, si tu me choisis, je serai ton berbère,
Courageux, généreux, infaillible, de moi tu seras fière...
Quand la terre se couvrira d'un tapis floral bariolé,
Que la chaleur du soleil fécondera les graines cachées,
Ou qu'avant de se coucher, il mettra le feu aux nuages,
Que le ciel deviendra pourpre, et moi sage,
Je vanterai aux tribus polygames
Les vertus de notre union monogame...
De retour de Gao, Illizi ou Djanet,
Je partagerai l'avissar que tu as préparé,
Nous fêterons ces moments au son d'ettabel,
Et en tifinagh, je t'avouerai mon Amour éternel.
(11/2008) © Régis Batrel
Petit lexique :
- Targuia : femme touareg
- Tari : vêtement traditionnel
- Allacho : foulard traditionnel
- Asshak : code de conduite institué par les Femmes, et imposé aux Hommes
- K'sa : vêtement, appelé aussi "boubou" ou "bazin"
- Chèche : turban indigo
- Avissar : incontournable couscous aux fèves
- Ettabel : tambour
- Tifinagh : alphabet berbère (langue : tamajaq)
Voici la proposition de Fuxa et Fuxy Le terrier des renards
Voici la proposition de Déborah Bernardeau L'oiseau Lyre
Femmes Girafes… sous le joug des photographes
A la croisée de deux pays, Thaïlande et Birmanie
Vit une minorité dont les femmes autour du cou
Désireuses de perpétuer les traditions établies
De fins colliers en spirales portent en jolis bijoux
Les petites filles Padaung vers l’âge de cinq ans
Fidèles à la tradition d’une parure finement dorée
Sont ornées et recevront un anneau régulièrement
En signe d’appartenance à cette même ethnicité
Originaires de la peuplade des Kayan qui ont fui
Leur terre d’origine sous le joug des militaires
Ce vieux clan médiatisé par de vils paparazzis
Est aujourd’hui menacé, en pleine crise identitaire
Parqués là dans des villages, véritables zoos humains
Ces Karens au long cou, sont exposées au regard
De touristes assoiffés de coutumes dont ils ont faim
Et qui violent l’intimité de ce groupe aux mœurs rares

Chaque recoin n’a plus de secret,
Pour son regard exercé,
Aux beautés et dangers.
Il s’inquiète ces derniers temps,
Devant les blés envahissants,
Sa forêt recule, brulée,
Par des politiques insensées.
Où vivra-t-il dans vingt ans,
Que connaîtront ses enfants,
Les bidonvilles, et les guetthos,
La misère sans plus d’oiseaux.
Dans un geste ancestral,
Il lance sa flèche sur l’animal,
Il dépose par terre une offrande,
Pour remercier les dieux,
D’accéder à sa demande.
Il reprend le chemin du village,
L’angoisse se lit sur son visage,
Il veut encore croire,
Qu’il y a peut-être un espoir.
Voici la proposition d'Abzalon
qui n'a pas de blog mais dont la participation
est si touchante que je la publie
Inca, ou deux...
Trésors volés, maisons pillées,
C'est gens-là n'avaient qu'une idée,
Rentrer couverts d'or et de gloire
Ecrire une nouvelle page d'Histoire.
Nous qui n'avions pourtant rien demandé
Réduits en miettes par une avidité
Voilà que pour le bon vouloir d'un roi
Pas un de nous, de vivre n'eût le droit.
Qui se souciait de nous, de l'autre côté du monde?
Qui ça donc? Les Incas? Ces indigènes immondes?
Cinq siècles plus tard, venant d'Europe ou d'Asie,
Des millions de touristes viennent admirer notre vie.
Sculpture, architecture, tempérament guerrier,
De notre quotidien vous êtes fascinés.
Qui n'a jamais rêvé d'accomplir le voyage
Vers nos cités lointaines qui cotoient les nuages?
On dit que maintenant ça s'appelle le Pérou,
Mais pour nous ça restera le Macchu Picchu,
Gravé dans la pierre plus que dans les coeurs,
Notre héritage perdure, c'est là notre bonheur.
A quoi sert de rayer les peuples de la carte,
Et vouloir qu'à jamais les civilisations partent
Car toujours, même par des voies tranverses,
La culture demeure, et les ouvrages restent!
Que de notre malheur, une conclusion dure:
Rien ne sert de vouloir imposer sa culture!
Si un jour vous pensez que l'autre est inférieur
Car de vivre autrement, il en a le malheur,
Dites-vous bien que pour lui, c'est vous qui êtes bizarre!
Si tout le monde pense comme ça, ce sera le bazar!
Enrichissez-vous plutôt de toutes les différences
Afin que plus jamais ne règne l'indifférence.
Voici celle de ENRIQUETA

Hommage aux peuples de Chine, opprimés par le gouvernement Han, sinisés de force.