BOULEVERSEMENT AU SEIN D'UNE COLONIE D'ABEILLES
Ce texte pourrait être une suite de mon précédent texte
"MICA, LA PETITE ABEILLE ET SARAH, LA GUEPE
ou bien une métaphore des évènements de cette semaine !
Au lecteur de choisir

BOULEVERSEMENT AU SEIN D’UNE COLONIE D’ABEILLES
Il était une fois une charmante colonie d’abeilles
Cette colonie vivait dans une belle ruche au cœur d’un arbre mort
Au milieu d’autres ruches sous les châtaigniers
L’harmonie régnait au sein de cette famille
Chacune avait sa place
Particulière et bien déterminée.
Chacune s’activait sans effort apparent,
Et un nectar délicieux résultait de ceci.
Chacune s’entendait avec ses congénères,
Pour faire régner au sein de cette ruche
Une agréable atmosphère
Et une belle harmonie.
Ces petites abeilles,
N’étaient pas paresseuses
Et, ardemment
Du soir au matin
Ou du matin au soir,
Offrait le fruit de leurs efforts laborieux.
La richesse de tous ses talents confondus
Produisait un nectar à nul autre pareil.
Cette colonie était évidemment
Dirigée par une Reine
Assez charismatique, mais aussi empathique,
Qui laissait à chacune
Totale liberté
Dans sa manière de produire
Ayant pour seul et unique critère,
Le gage de la qualité.
Un jour, cependant,
Une nouvelle venue
S’en vint perturber cette belle harmonie.
Une grosse guêpe,
Déguisée en abeille
Portant comme elles une robe sombre et terne
Proposa ses services
A cette ruche homogène.
Il y eut un entretien préalable,
Et suite à celui-ci
La Reine décida,
Que la « fausse abeille »
Sa ruche pouvait intégrer.
Tout se passa bien dans les premières journées
La guêpe travaillait sans se plaindre
Et avec les autres partageait.
Jusqu’au jour, où,
L’attitude de la Reine,
Tout d’un coup l’irrita
Elle ne put plus supporter
Les convictions de celle-ci
C’est surtout de laxisme, de légèreté,
De trop grande liberté,
Qu’elle accusa cette dernière.
Elle ne comprenait pas que la Reine
Qui imposait peu de contraintes
Qui laissait ses abeilles vivre en liberté
Puisse être autant appréciée de ses sujets.
Elle commença à être jalouse
Du fonctionnement de sa maison.
Et, elle commença à piquer sans raison.
La Reine,
Affolée de cette forte perturbation
Sentant la menace pour toute sa colonie
Décida sur le champ
De lui demander de partir.
Cela ne se déroula pas si aisément,
Et la « fausse abeille »
Se battit durement.
Lorsque finalement
De la colonie, elle fut sortie,
Aux ruches environnantes
Auprès de toutes les abeilles rencontrées
Elle n’en continua pas moins
D’essayer de répandre son venin.
Michèle Durand
17 JUIN 2009