CE QUE POURRAIT ETRE LE MONDE AU XXII ème SIECLE

Publié le par Mirélie


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CE QUE POURRAIT ETRE LE MONDE AU XXII ème SIECLE

 

Nous sommes au début du XXIIème siècle.
La planète bleue est presque devenue un désert.
Plus de neiges éternelles,
Encore moins de glaciers,
Très peu de végétation,
Et, presque plus d’eau potable.


Des grandes villes de jadis,
Ne subsistent que des ruines,
Les ruines des bunkers, des blockhaus,
Et des constructions antisismiques.
Les anciennes rues et avenues
Sont entièrement défoncées.
Les quelques grands magasins restants
Offrent leurs façades aux trous béants.
Des poteaux,
Inutiles vestiges
De l’énergie disparue,
Se dressent, sectionnés,
En un élan insensé.
Des tronçons de câble se lancent vers le ciel,
Ou semblent fendre l’air,
Comme pour revendiquer
Leur ancienne raison d’être et leur obsolète utilité.


Plus aucun bruit,
Plus de frénésie citadine,
Aucune circulation automobile ou ferroviaire.
Les voies de chemin de fer subsistent par endroit seulement
Les anciennes voies TGV n’ont plus rien de futuriste.
Leurs structures, jadis, hyper sophistiquées
Gisent, démantelées, disjointes, dessoudées,
En souvenir seulement
De cet hyper modernisme passé.


La grande vitesse n’a plus de raison d’être.
Quel sens y aurait-il
A rejoindre deux villes qui n’existent plus ?
Que sont Paris, Londres, Berlin
Vienne, Amsterdam ou Rome devenues ?


Désormais,
Toute forme d’énergie artificielle a disparu.
La première à disparaître
A été la Fée Electricité.
Lorsque la Catastrophe est arrivée
C’est la première qui a été touchée.
D’un coup, en quelques heures,
Les villes ont été plongées dans l’obscurité.
Un pesant silence s’est installé.
Absolument tout s’est arrêté de fonctionner.
Faisant suite à l’étonnement général,
C’est la panique qui a surgi
Plongeant tous les pays
Dans la plus profonde anarchie.


Après l’assaut des grands magasins
Pour faire provision de denrées,
Chez eux, beaucoup se sont enfermés.
D’autres ont préféré partir, fuir loin de la ville.
En voiture d’abord,
Tant qu’il y a eu du carburant,
A pied, en vélo ou à cheval ensuite.
Ils ont fui sans savoir pourquoi,
Seulement pour essayer de voir si ailleurs,
Cela n’allait pas mieux.
Car sans électricité,
Aucun moyen de communiquer.


En 2150,
Il y a longtemps que les gens ont déserté les villes.
Les nations civilisées
Les habitants des pays développés,
Ont disparu à jamais.
Trop habitués au confort et à la sécurité,
Peu résistants au froid,
Souffrant de la chaleur,
Craignant les maladies, les microbes, les bactéries,
Ayant perdu le contact avec la nature,
Trop fragiles pour se réadapter
Ne connaissant ni les baies, ni les champignons,
Ni les plantes comestibles,
Ils sont tous morts peu à peu,
Car, déconnectés de cette nouvelle réalité.


Par contre,
En Afrique, en Indonésie,
En Australie ou en Amazonie,
Des hommes vivent encore,
Ils vivent à peu près, comme ils l’ont toujours fait.
L’électricité,
Eux, ils ne l’ont jamais connue.
Alors, pour eux, quoi de changé ?
Ils continuent à cueillir des baies.
Ils continuent à ramasser des plantes.
Ils continuent à déterrer des racines,
Ils mangent encore des larves, du poisson cru,
De la viande boucanée, fumée ou séchée.
Ils tuent leur gibier à l’arc ou au javelot.
Ils parcourent toujours à pied leur immense territoire.
Leurs tentes ou leurs yourtes n’ont pas changé.
Leur bétail reste le même.
Par contre,
Leurs territoires de chasse,
Leurs lieux de pâturage,
Leurs zones de migration,
Leurs espaces de vie se sont agrandis.
Ils ont retrouvé la place qu’ils occupaient jadis.
Avant la colonisation,
Avant les hommes blancs,
Avant l’exploitation des mines de diamants,
Des mines d’or,
De la forêt amazonienne,
De leur sous sol, du fond de leurs mers,
Avant l'installation des grands barrages,
Des grandes usines
Des grands complexes touristiques,
Avant l’evangélisation.
Eux seuls ont subsisté,
Eux seuls, maintenant, enfin libérés
Après des siècles de servitude
Seuls survivants sur la terre,
Eux seuls, toujours là , enfin heureux.

 

Michèle Durand

27 Juin 2009

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans contes en poésie

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D
finalement tellement vrai, je me suis laissée envouter par la lecture de ton poème. A le lire j'avais presque les images devant les yeux, au fur et à mesure de chaque phrase, à m'imaginer ce monde que tu décris et qui à l'allure ou ça va risque de bien être réel dans quelques années. C'est vrai que l'on s'attache à tellement de chose que le jour ou on se retrouve sans, on est bien perdu. Merci à toi de cette belle lecture si réaliste. Je t'embrasse
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M
<br /> C'est toujours ce que je ressens sur le moment que j'écris, Jamais prémédité tu vois.<br /> Là, avec l'écriture de ce livre, les rebondissements à créer, etc, j'ai parfois la tête vide après...<br /> Bisous<br /> Mirelie<br /> <br /> <br />
G
C'est très optimiste comme vision...Il y a juste un "détail" oublié...Que sont devenus les centrales nucléaires, les déchets radioactifs ?
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R
Et oui, tous ceux que les grandes nations occidentales spolient en permanence, pourront vivre à leur rythme, manger à leur faim (plus de raclage des fonds sous-marins, plus de terres confisquées pour produire de l'essence...) vivement que nous disparaissions...Ton texte est super. Bravo 
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M
<br /> Bonsoir, mon texte est une pure fiction (il s'agit d'un conte futuriste mais vous avez tous réagi comme si cela devait arriver demain .....!!!!!)<br /> C'est vrai que c'est plausible ...<br /> Merci de tes compliments Renard<br /> Bises<br /> Mirelie<br /> <br /> <br />
M
Je rejoins tout à fait ce texte.  Malika.
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M
<br /> C'est une pure fiction mais apparemment tout le monde croit que cela pourrait arriver.....<br /> Bonne soirée Malika<br /> <br /> <br />
F
triste futur qui pourrait devenir réalité un jour!j'ai toujours pensé que  s'il fallait vivre comme nos parents  vivaient ,beaucoup de jeunes n'y résisteraient pas  bonne soirée
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M
<br /> J'ai écris là un conte futuriste, mais tout le mond e y a cru.... Et c'est vrai qu'une évolution miraculeusement heureuse ne m'est pas venue à l'esprit.......<br /> Bises Fanfan<br /> Mirelie<br /> <br /> <br />