QU'EST-CE QUE JE DEVIENS
QU’EST-CE QUE JE DEVIENS ?
La vie serait elle comme l’océan, qui emporte les navigateurs où bon lui semble pour peu que ces derniers aient perdu leur boussole, leur sextant, leurs rames ou leurs voiles, voire leur moteur ?
Parfois, nous sommes assurés du sens de nos actions, parfois, nous avançons tout droit devant nous sans réfléchir vers le but que nous nous sommes fixés, parfois même, nous continuons de progresser alors que notre but n’existe plus ; il paraît que c’est la vie qui veut ça, que c’est probablement l’espoir d’un lendemain meilleur.
Et puis parfois, on ne sait pas pourquoi, mais tout à coup, on a du mal à avancer : les jambes deviennent lourdes, la tête semble baigner dans une sorte de flou étrange, les choses qui nous paraissaient essentielles, quelques jours auparavant, nous semblent futiles, le corps a l’air fatigué des efforts précédents, et finalement tout paraît difficile.
Vous allez me dire, « mais, c’est la dépression, ça !!! »
Non, je ne le crois pas. Juste sans doute le besoin de se poser, de se laisser aller, tant physiquement que moralement.
Pour ne pas atteindre ce niveau de relâchement, je crois qu’il faudrait toujours vivre en totale harmonie avec son corps et son esprit, mais qui le peut vraiment, à part les moines bouddhistes ? Et puis est ce vraiment souhaitable ? Ne sommes nous pas fait pour vivre dans le chaos parfois, pour dépasser nos limites à certains moments, pour avoir le sentiment d’être arrivés à quelque chose d’important, et puis tout d’un coup tout lâcher ?
La modération, le repos, l’oisiveté, paroles que je ne connais pas beaucoup tout au cours de l’année, et même en vacances, puisque nous avons des vacances très actives et pendant longtemps (un mois cet été).
Nous avons passé plus de temps sur les sentiers de montagne pendant ces vacances qu’allongés sur la chaise longue (nous n’en avons pas dans notre caravane !!! oups…). Nous avons tout de même eu quelques journées de repos entre-deux (on n’est pas tout à fait maso !!!) mais par exemple, on ne commence jamais nos vacances par se reposer quelques jours comme certains, nous on démarre direct par une rando. Histoire de se mettre dans l’ambiance….
Là-dessus, baignant dans l’ambiance italienne, je me suis remise à fond à l’italien, comme vous avez sans doute pu le voir dans mon précédent article, alors effort du corps et effort de l’esprit = envie de me reposer maintenant.
Donc plus de sujet d’écriture à l’horizon, esprit dans les choux fleurs, lenteur dans mes activités, absence de projets à court, moyen ou long terme. JE DECOMPRESSE.
Vous allez me dire, « mais pourquoi, écrire que tu n’as rien à dire ? » Et vous aurez tout à fait raison, quand on a rien à dire, il vaut mieux se taire. Mais, on sait aussi que la parole est libératrice, et en plus j’aime bien expliquer le pourquoi du comment, pour le cas où certains se diraient, « mais qu’est ce qu’elle fait en ce moment ? Que devient sa poésie, ou bien quand est-ce qu’elle nous écrit une petite nouvelle ?
Ben ! Franchement, je ne sais pas, vu que hier soir j’ai vu le sujet d’Enriqueta pour son dernier jeu poétique, que le sujet m’intéressait hier soir, et qu’aujourd’hui, je ne vois rien à dire là-dessus !!! Alors si même quand on me propose un sujet, je n’ai rien à écrire, je suis mal barrée…..
J’ai juste envie d’écrire pour dire que je n’ai rien à dire.
« Elle abuse tout de même » « Elle se fout complètement de nous »
Mais non pas du tout : je suis dans un état de semi conscience ou de semi inconscience, comme vous voudrez, qui fait que les idées porteuses n’arrivent pas à se développer suffisamment dans ma petite tête, on dirait qu’il y a un frein enclenché en permanence. Avant de partir en vacances, je roulais sans arrêt environ à 100 à l’heure, en écrivant sans arrêt et là tout à coup, le frein s’est enclenché, à mon insu, moi je n’y suis pour rien, je vous jure…. Et alors pour avancer, qu’est ce que je rame !!!!
Je crois que je vais devoir attendre que le vent se lève pour décoller, et pour qu’il m’insuffle un tant soi peut d’inspiration.
L’avantage avec l’écriture, c’est que quand on a rien à dire, on peut toujours le dire….
Quand, à un moment, je n’ai plus eu d’inspiration pour la peinture, je n’ai pas trouvé le moyen de le peindre, ce manque, et cela a été dommage.
Pour ceux qui seront allés au bout de mon texte (pour ne rien dire en fait) je dis bravo et je leur promets que je reviendrais sur mon blog quand j’aurais quelque chose de plus substantiel à leur proposer.
Lundi 3 Août 2009
Michèle Durand
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